Pourquoi il est imprudent d’envisager la vaccination contre la Covid-19 pour les enfants et les adolescents

Un nouvel article sur le blog du collectif CovidRationnel met en évidence de manière rigoureuse et sur une base scientifique, juridique et éthique, le caractère terriblement prématuré de la vaccination de masse des enfants et des adolescents. Elle n’est en effet, ni utile, ni nécessaire et trop d’inconnues planent encore sur ses effets non-désirés pour franchir ce pas. Il est urgent de prendre conscience de cette réalité objective.

8 commentaires sur “Pourquoi il est imprudent d’envisager la vaccination contre la Covid-19 pour les enfants et les adolescents

  1. SERVATY Daniel

    Je me permets de suggérer à Monsieur Rentier de lire l’excellent interview, paru dans le Monde du 08/07/21, du Professeur Alain Fischer, Président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale Covid-19 (France), qui soutient, contrairement à ce que dit Mr Rentier, qu’il est très important de vacciner les ados.

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    1. Merci. Vous pouvez comprendre, je pense, que la science n’est pas une religion et que des avis de scientifiques peuvent diverger, y compris sur des sujets extrêmement graves. En science, il n’y a pas de pape ni de parole sacrée et c’est dans le débat que se règlent les divergences. Malheureusement, depuis la Covid-19, il n’y a plus de place pour le débat.
      Si vous lisez attentivement le raisonnement de CovidRationnel, vous constaterez que tout ce que nous disons est que la balance des risques avérés ou potentiels n’est pas en faveur du vaccin pour les enfants et adolescents et que le principe de précaution (tant utilisé pour tout aujourd’hui) doit s’appliquer. Notre point de vue est exclusivement basé sur des travaux scientifiques validés, mais également sur l’impossibilité d’obtenir des réponses à des questions fondamentales et en outre sur l’impossibilité dans laquelle tout le monde, même les inconditionnels du vaccin, se trouve pour répondre à certaines de ces questions. C’est ce qui nous différencie de ceux qui affirment péremptoirement ce qu’ils pensent être « très important ».
      La vaccination est clairement optionnelle et doit faire l’objet d’un consentement éclairé. Aujourd’hui l’éclairage est incomplet et unidirectionnel. Beaucoup d’éléments manquent.
      Il nous reste encore la liberté d’expression, même si aujourd’hui elle est extrêmement menacée.
      Je n’affirme pas que quiconque ait tort, je dis simplement qu’on ne peut pas à coup sûr dire qu’il a raison. Le doute subsiste et nul ne peut donner son consentement, a fortiori un mineur, sans un éclairage aussi complet que possible, avec ses côtés obscurs. C’est cela, le principe de précaution.

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  2. SERVATY Daniel

    Avec tout mon respect, je pense qu’il est des moments où le principe de précaution peut être mis un peu de côté, ou à tout le moins relativisé.
    Des moments comme celui que nous vivons avec le Covid, où la situation sanitaire, psychique et économique du monde entier est menacée.

    Dans Le Monde du 08/07, la question ci-dessous est posée à Alain Fischer:

    LM: “Cette vaccination des adolescents vise avant tout à pallier l’insuffisante vaccination des adultes. Ne serait-il pas plus éthique et plus efficace d’imposer une obligation aux adultes ?”

    AF: “D’abord, même si par un coup de baguette magique nous parvenions à vacciner tous les adultes, ça ne suffirait pas à obtenir l’immunité de groupe. Le virus continuerait à circuler chez les jeunes. Et finirait par toucher des personnes à risque. Chez les adultes, la vaccination n’est pas efficace à 100 %.

    Ensuite, décréter la vaccination obligatoire ne permet pas de vacciner la dame de 90 ans seule chez elle sans accès à Internet, la personne obèse qui n’ose pas sortir, ou encore de mettre à l’abri ces quelque 230 000 personnes immunodéprimées ou souffrant de cancers très spécifiques que la vaccination ne protège pas ou très mal. Nous avons donc besoin des ados. Et eux ont besoin de la vaccination.

    Les cas graves chez eux sont très rares, mais ils existent. Il y a aussi les Covid-19 longs. Surtout, les psychiatres nous ont longuement parlé des conséquences scolaires, psychologiques et psychiatriques des contraintes dans lesquelles ils ont vécu depuis l’année dernière. Dépressions, automutilations, tentatives de suicide, troubles alimentaires : les pathologies sociales induites chez l’adolescent sont sévères. Si l’on ne vaccine pas les adolescents, on ne pourra pas les laisser vivre normalement. L’idée que le virus pourrait circuler chez les jeunes sans conséquence pour le reste de la société est un leurre.”

    Pouvez-vous me donner votre opinion concernant les réponses d’Alain Fischer sur les deux points qu’il soutient:
    -les adultes ont besoin d’ados vaccinés
    -les ados ont besoin de la vaccination pour eux-mêmes.
    D’avance merci.

    Encore avec tout mon respect, j’estime que votre position plus que mitigée sur la vaccination Covid va à l’encontre du bien commun.
    Elle est d’ailleurs à l’opposé de celle de la très grande majorité du corps médical et scientifique.

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    1. Heureusement, nous sommes dans une société ou la parole est encore un peu libre. Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez l’exprimer, selon la formule (faussement) attribuée à Voltaire. Je respecte votre opinion et j’en comprends les motivations.
      Vous me permettrez toutefois de n’être pas d’accord.
      Je parle avec une expérience personnelle de 51 ans de virologie je pense pouvoir m’exprimer, et même considérer que la gestion de cette crise sanitaire a reposé et continue à reposer sur des fondements inexacts ou non correctement ni complètement documentés. J’ai abondamment expliqué pourquoi et je ne vais pas recommencer ici, je ne vous convaincrais pas, de toute façon. Nous avons exactement des arguments opposés sur tout.
      Ce n’est donc pas cela qui importe.
      Par contre, vous aurez remarqué que je m’efforce toujours de ne pas mépriser la position des autres, ni de les accuser de quoi que ce soit. A ce titre, je vous fais courtoisement remarquer que :
      1) j’ai accepté d’afficher votre commentaire in extenso ;
      2) je ne dis pas que vous avez tort, je dis seulement que nous manquons de preuves par rapport à des affirmations péremptoires par des supposés experts qui ne détiennent pas non plus ces preuves ;
      3) je n’accepte pas que vous m’accusiez d’aller, par mes propos, à l’encontre du bien commun. En disant cela, c’est vous qui décidez (je ne vous connais pas, je ne connais pas vos compétences) ce qui est le bien commun et ce qui ne l’est pas. Et « la grande majorité du corps médical et scientifique » ne veut rien dire, c’est une estimation « au doigt mouillé », il faut bien le reconnaître.
      Le professeur Fischer est une personnalité tout-à-fait respectable et certainement de parfaite bonne foi. Mais voilà, la science, c’est le doute, la vérité scientifique est très difficile à atteindre et il faut bien prendre des positions, quitte à en changer par la suite, quand les évidences sont là, c’est comme ça que fonctionne la recherche.
      Je ne tiens pas à me mêler de la gestion politique de la crise. Ce qui me gène, ce sont les décisions qui sont prises, impliquant des millions de gens, sur base d’affirmations scientifiques fausses ou non étayées. Dire qu’il faut passer là-dessus pour ce qu’on décrète être le bien général au nom de la science me dérange. Toute mon énergie va donc vers une remise en question d’affirmations scientifiques présentées comme la vérité sans les nécessaires éléments de preuve. Ça s’arrête là.

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  3. SERVATY Daniel

    Je ne suis résolument pas d’accord avec vous.
    Je ne suis ni médecin, ni virologue, ni épidémiologiste, mais je sais qu’une très large majorité de ceux-ci partage mon humble avis. Je ne pense pas qu’il soit utile de poursuivre cette discussion. Cordialement.

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  4. Arnaud

    Bonjour Pr Rentier,

    C’est un plaisir de vous lire sur ce blog.

    J’aurai une question concernant les vaccins « à matériel génétique » :

    Au lancement de la campagne de vaccination, le risque d’incorporation dans le génome de l’information véhiculée par les ARN vaccinaux a été rapidement écarté avec force certitude. La probabilité d’une rétrotranscription et d’une intégration dans l’ADN de l’hôte a été estimée comme totalement improbable voire nulle. Les arguments mis en avant étaient entre autres, de mémoire, que les cellules humaines ne comportent pas de rétro-transcriptase, que les patients infectés par un rétrovirus pathogène (doté de rétrotranscriptase) peuvent être isolés et si nécessaire écartés au cas par cas de la vaccination, que l’ARN vaccinal ne persiste que trop peu de temps dans les cellules.

    Alors que la campagne de vaccination est élargie aux populations plus jeunes (plus susceptibles donc, en terme d’années de vie, de développer un potentiel effet néfaste à moyen ou long terme que l’on ne connaît pas à ce stade), cette question m’inquiète et je souhaiterais avoir votre avis sur le sujet. Ma crainte (peut-être non fondée) est la suivante : peut-on être absolument sûr (dans le contexte de cette vaccination globale) qu’au-delà des rétrovirus pathogènes connus, l’on a, à ce jour, identifié tous les rétrovirus existant et vivant « tranquillement » avec leur hôte sans s’être faits remarquer ?

    En vous remerciant pour votre éclairage,

    Bien à vous.

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    1. Votre question est très précise. Ma réponse, dans ce cadre precis est: non, on ne peut pas être absolument sûr. Il existe bien des rétrovirus non pathogènes, symbiotiques en quelque sorte
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/apm.12488.
      C’est à eux qu’on attribue la détection, il y a de nombreuses années, de rétro-transcriptase chez l’humain (rétro-transposons et telomérase) et même, peut-être un rôle dans notre évolution (acquisition de gènes)
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7270195/.
      Donc ma réponse est bien non. Maintenant, quelles sont les probabilités d’intégration d’un rétro-transcrit de l’ARN messager vaccinal dans le génome des cellules transfectées avec un éventuel effet nocif, je n’en ai pas la moindre idée et c’est sans doute assez faible… C’est évidemment vérifiable et ça aurait dû être fait avant de mettre le produit sur le marché. Et si ça a été fait, ça aurait dû être rendu public. Et si ça l’a été, je ne l’ai pas trouvé et je serais heureux qu’on me l’indique.

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