Circulez, il n’y a rien à voir !

Je me dois de réagir à une désinformation violente dont j’ai été la victime récemment. Jeudi dernier, une journaliste de la VRT (Canvas), la télévision publique flamande, me demande une interview et vient chez moi avec son équipe. Ils me proposent de faire l’interview à l’extérieur, par précaution sanitaire, parce qu’il y a un rayon de soleil et parce qu’ils sont séduits par le paysage de mon pas-si-plat pays.

L’interview-prétexte

Nous conversons très agréablement pendant près de deux heures, la journaliste est très compétente et ses questions sont judicieuses. Je perçois toutefois assez vite que, bien plus que mon opinion sur la gestion de crise qu’elle me laisse longuement expliquer, ce qui l’intéresse surtout, c’est de pouvoir mettre le doigt sur le clivage caricatural des cultures du nord et du sud du pays et le reflet de ces différences latino-germaniques dans les opinions qu’affichent les «virologues» selon la latitude où ils vivent. Et, partant, renforcer le cliché ‘ordre et méthode’ d’un côté de la frontière linguistique – ‘désordre et insouciance’ de l’autre.

Je m’aperçois vite également que sa connaissance très précise et bien à jour des chiffres révèle une confusion entre les «cas» (dont je ne répéterai sans doute jamais assez qu’il ne s’agit pas de cas mais de contaminations) et les hospitalisations. C’est ainsi qu’elle prétendait mordicus que les hospitalisations grimpaient en flèche en Wallonie, surtout en Hainaut et Luxembourg et qu’il n’était pas acceptable de prôner si tôt un retour à une vie plus ‘normale’. Elle m’a aussi affirmé qu’on disposait publiquement de statistiques belges très complètes sur le taux de positivité, âge, sexe et morbidités connues pour tous les métiers de proximité ainsi que pour pour les retours de l’étranger, ce qui est inexact.

Dans le piège

Là, j’ai compris que mon interview allait se révéler à charge contre moi et que mes nuances et mes conditionnels seraient coupés au montage. Et effectivement, le soir-même, il restera de cette heure trois quart de conversation que quelques minutes d’émission, sélectionnées pour garder les phrases percutantes et évacuer les nuances. Un vrai tremplin pour Steven Van Gucht et ses estocades.

Le piège, quoi. Parce que, quoi qu’on leur dise, ils gardent ce qui les arrange et jettent en pâture à leur public les élucubrations délirantes du bouffon wallon. Genre: vous vous rendez compte où ils en sont, ces irresponsables francophones ?

Le déclencheur de toute cette histoire était mon interview la semaine précédente dans La Libre sur la situation épidémiologique actuelle, dans laquelle je suggérais d’enfin assouplir les règles sanitaires imposées, aux jeunes notamment, avec toute la prudence nécessaire et d’investir massivement dans la protection des personnes âgées et/ou à autre type de risque. J’y reprochais aux conseillers scientifiques du ministre de la Santé de ne pas s’interroger sur une stratégie alternative pour gérer la crise en dehors de la distanciation supposée physique mais en réalité sociale. Enfin, j’y signalais une différence, non pas absolue mais palpable entre flamands et francophones sur l’approche-même de la gestion de crise devenue à nouveau, sans qu’on ne veuille le reconnaître, une gestion de risque.

Péremptoire, sarcastique et fermé au débat d’idées.

La réaction de S. Van Gucht à l’émission vedette Terzake, seul en scène et sans possibilité pour moi de repliquer à ce moment-là, a été cinglante et, malheureusement pour lui, totalement inappropriée. Quelques éléments pour le moins sidérants :

1. Vivant dans un village à la campagne – comme l’interview l’a montré -, je ne peux, selon lui, comprendre la difficulté, pour les citadins, de «vivre avec le virus»… Voilà bien une remarque indécente et, pour tout dire, pathétique. Ma conception de «la vie avec le virus» n’a pas cette signification, puisque je me préoccupe, moi, tout virologue que je suis, de la détresse chez les victimes des mesures sanitaires, indépendants, étudiants, artistes, du sort de tous ceux qui perdent leur emploi, aujourd’hui et demain ainsi qu’à tous ceux qui n’ont pas ou trop peu bénéficié de prévention ou de soins pour d’autres pathologies. Au passage, on notera la vacuité scientifique de cette critique qui équivaut à dire que ma résidence champêtre annule mes compétences scientifiques.

2. Par rapport à mon affirmation concernant l’alarmisme des experts majoritairement flamands et l’anxiété qu’ils entretiennent depuis de nombreux mois, il lance que je tiens exactement le même discours qu’en août et septembre (ce que je ne conteste pas) mais que «c’est ce discours qui nous a donné la plus grande deuxième vague en Europe, l’une des plus mortelles». Alors là, quelle n’est pas ma stupéfaction d’apprendre que j’ai dû être, sans m’en apercevoir, ministre ou expert-conseiller du Gouvernement et que ma suggestion aurait été entendue, écoutée et mise en application, en Belgique et dans tous les pays d’Europe, avec les conséquences qu’on sait. Voilà un renversement inattendu des responsabilités qui m’avait complètement échappé !

3. Et il ajoute : «on a déjà vu ce que ça a donné de restreindre les libertés des personnes âgées et de permettre aux jeunes de faire ce qu’ils veulent». Ah bon ? Parce que ça a donc déjà été appliqué…?

4. Enfin, je n’épiloguerai pas sur le caractère profondément non-scientifique et péremptoire de traiter mes arguments de «bêtises» pour éviter le débat.

Bref, l’argumentation du porte-parole interfédéral, qui n’a porté sur aucun autre élément, s’est avérée injuste, creuse, médiocre pour un scientifique et, disons-le, consternante. J’ai souvent rencontré la presse dans ma vie, il m’est arrivé d’être déçu du résultat, mais ceci, c’est une leçon.

Le plus affligeant

J’ajouterai à cette lamentable farce ma déception de voir dès le lendemain la presse francophone, à commencer par la Libre à laquelle j’avais pourtant accordé une interview sur le même sujet moins d’une semaine auparavant, puis 7 sur 7, la DH et enfin SudPresse, relater cet épisode sans la moindre nuance et sans se soucier de m’interroger sur ma version des faits, que je relate donc ici.

31 commentaires sur “Circulez, il n’y a rien à voir !

  1. Réaction de Luc Soete (Université de Maastricht) :

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  2. Jean-Pol

    Voilà une excellente réponse , mais qui n’aura sans doute pas la médiatisation qu’elle mériterait …
    En ce qui me concerne je vais relayer au maximum votre article ….
    Dans un monde idéal notre média de service public ( financé par nos impôts ) devrait organiser un débat contradictoire entre vous et Steven Van Gucht .
    A demi-mot , Bertrand Henne critiquait à nouveau les « rassuristes » mais de manière beaucoup moins virulente …..reviendrait-il petit à petit à plus d’objectivité ?
    Dans un monde idéal aussi l’une ou l’autre association prendrait l’initiative d’un tel débat public avec possibilité d’un échange avec les participants .
    C’est un des problèmes de cette crise : il n’y a plus de possibilités de se réunir , que ce soit pour faire la fête on peut le comprendre , mais on ne peut même plus se rencontrer en présentiel pour débattre .
    Les grandes conférences liégeoise seraient bien utiles ….
    Il y a bien les visio-conférences , mais ce n’est pas du tout pareil …
    Il y a bien un déficit démocratique alors que justement on aurait besoin de plus de démocratie ….
    J’ai lu aujourd’hui un article d’Anes Bouria sur Kairos et visionné le documentaire du journaliste Crutzen ( dans lequel on vous voit ) .

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  3. Myriam DETILLEUX

    Monsieur Rentier,

    Le plus interpelant, c’est qu’il n’y a plus de débat possible.

    La presse francophone qui relaient ces «  » »informations » » » sont bien dans la même trajectoire d’information unique à la botte du « faire peur à tout pris pour garder la main mise sur le troupeau… »
    Alors que, ici on vous connait, mais visiblement, cela ne suffit plus.

    Il n’y a plus qu’une seule pensée unique (la redondance est voulue !)
    Comme vous, j’ai du mal à comprendre et impossible d’accepter de voir la souffrance, la détresse, se répandre plus vite que ce virus.

    Courage à vous, Monsieur Rentier.

    Pour ma part, je vous considère comme un phare à l’horizon.
    Celui qui dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

    Tenez le cap.

    Myriam Detilleux

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  4. Marc Jacquemain

    On sait bien qu’il y a deux visions qui s’opposent partiellement (même si l’une est majoritaire) et je n’ai pas les compétences pour trancher. Par contre, j’ai les compétences pour évaluer le danger d’un espace public « à la chinoise ». Maintenir le débat vivant, y compris en rendant compte honnêtement des points de vue minoritaires mais informés me paraît le seuil minimum en-dessous duquel la communication devient contre-productive. Occulter le caractère toujours potentiellement controversé de l’expertise scientifique fait fleurir la « langue de bois » ce qui finit par saper la confiance du public plutôt que la renforcer.

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  5. Jean-Philippe

    Crise sanitaire, crise sociale, économique, mais également crise médiatique ! Les médias subsidiés (ils le sont presque tous…) ne sortiront pas indemnes de leurs prises de position uniquement pro-gouvernement. Ou plus généralement pro-pouvoir, tant celui-ci échappe au gouvernement pour tomber dans les mains « d’experts ».

    Ces crises rebattent les cartes : le pouvoir législatif a disparu (ou sont nos représentants ?), le pouvoir judiciaire est à la botte de l’exécutif. Quant au 4ème pouvoir…que fait-il ?

    Si vous ne l’avez pas encore vu, regardez ce reportage qui vient de sortir (dans lequel M. Rentier est interviewé) : Ceci n’est pas un complot : https://linktr.ee/CNPC_2020

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  6. Theunissen

    Bravo Bernard, intelligent et intègre. Continue, nous avons besoin d’avis comme les tiens.

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  7. Liesbet Peers

    Je suis flamande er je vous suis depuis un moment. J’aime votre façon d’expliquer, parler avec nuance et sagesse. Tout ce qu’on manque dans la virocratie Belge/ Flamande.
    Continuez de parler , on a besoin de vous.

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  8. joss

    VTM et S. Van Gucht n’ont pas compris ou n’acceptent pas la nouvelle campagne de lutte contre le virus: « on forme une équipe de 11 millions pour vaincre ».
    Vous avez mon soutien M. Rentier, je pense que vous êtes aimé dans le sud du pays.
    Juste une petite correction, VTM est un média privé.
    Quand on analyse l’incidence sur 7 jours des nouvelles hospitalisations pour 100.000 habitants, on remarque que le nord du pays ne fait pas mieux que le sud. Ce qui est le plus dérangeant est leur intention de dévaloriser à tout prix pour diviser. C’est désolant alors que l’on vit une période extrêmement difficile pour tous et que l’on devrait tout faire pour rameuter les troupes. Triste époque.

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    1. L’émission Terzake n’est pas sur VTM, c’est à la VRT.

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      1. joss

        Mea culpa, j’avais VTM en tête… 🙂

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      2. C’est moi qui ai fait un lapsus que j’ai corrigé !

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  9. Pascal Lefebvre

    C’est désolant de devoir se fendre d’une telle mise au point, alors qu’il y a tellement d’autres choses à discuter. J’espère que cela ne va pas vous « refroidir »… Nous avons besoin de votre expertise et de votre bon sens. Puissiez-vous être entendu… Peut-être pas encore dans l’immédiat, notre Frank Vdb ne jurant hélas toujours que par tonton Yves… Mais vos commentaires et avis éclairés finiront bien par faire réfléchir nos décideurs…

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  10. Philippe Wittorski

    Voilà une excellente réponse.
    Notre média de service public (financé par nos impôts) devrait organiser illico presto un débat contradictoire entre vous et Steven Van Gucht et ensuite d’autres débats entre spécialistes de toutes les disciplines, sociologues, psychologues etc. inclus…
    Des débats ouverts. Pas toujours uniquement dans la même ligne.
    Ni l’avis de Bertrand Henne, ni celui d’aucun journaliste ne nous intéresse. Ce n’est pas l’avis des journaleux qu’on demande. Qu’il fassent un édito.
    On peut très bien débattre à quelques-uns. Cela se fait. D’ailleurs beaucoup plus proprement sur les autres chaines comme RTC, RCF ou sur certaines chaines françaises ou suisse. Là « le présentateur » laisse parler ses « invités » au lieu de leur couper constamment la parole. Et surtout les questions ne tuent pas.
    Le drame depuis des années c’est que les journalistes pensent devoir nous communiquer leur avis. Travers qui s’est encore aggravé depuis un an. Alors que leur métier est de rapporter les avis divergents des gens compétents.
    Analyser les sources. En vérifier la valeur.
    Des gens compétents, pas de n’importe quel quidam dans la rue qui est (bien sûr) contre la fermeture de son commerce, contre les enfants à l’école, contre le vaccin, contre la foule dans les autobus, et contre et contre encore. Mais qui ne respecte pas les gestes barrières, mettant la main régulièrement sur son masque, main qu’il ne lave pas et se rapproche constamment de l’autre.
    Ils savent tous. Ils trouvent tout incohérent. Mais les arguments invoqués n’ont aucune valeur. Alors pourquoi en parler ?
    J’ai encore en tête l’interview de Dimitri VAN DER LINDEN – Cliniques universitaires Saint-Luc, par Sachaz Daout. Une honte.
    Nous sommes cependant dans une situation cornélienne. Trump et Bolsonaro ont essayé une solution, Macron, Merkel une autre, les Pays-bas et la Suède autre chose, et Boris a essayé l’une et l’autre. Aucun n’a vraiment un succès flagrant.
    Il y a pourtant quelques pays qui y arrivent ! Et la Chine n’est pas la plus mauvaise.
    En principe on va en sortir, peut-être bien plus tard qu’annoncé et sans doute aussi avec des séquelles définitives.
    Cependant ce n’est qu’un tout petit combat à coté de celui qui devrait nous occuper à temps plein, lutter contre le bouleversement climatique et sa chaine de conséquences dont je ne citerai que la chute vertigineuse de la biodiversité. Autrement plus grave que le covid.

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  11. Ingrid

    Merci infiniment de persévérer à corriger la propagande et les mensonges des médias pour ramener le débat (si on peut encore appeler ça un débat, ça devient un combat) a un niveau intelligent. Et je pense qu’on est nombreux à repérer les pièges. Merci encore pour votre courage

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  12. Jean-Michel Rigo

    Merci, Bernard.
    Ceci montre à quel point il est complexe de transposer le débat scientifique dans les médias. Il est lamentable de voir s’y ajouter la malhonnêteté intellectuelle.
    Puissions-nous continuer à croire en l’intelligence collective, à rester ouverts aux hypothèses innovantes et à débattre avec le plus d’objectivité dont nous sommes capables.

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  13. Eh oui, cher Bernard. Ceci n’est qu’une illustration de plus de la maladie grave dont souffrent nos pays démocratiques (et tout spécialement la Belgique). Au nom de la démocratie on tolère que certains médias (financés par nos impôts comme le dit fort bien Philippe Wittorski dans son commentaire) « désinforment  » systématiquement la population en présentant les faits ou déclarations de manière biaisée ou manipulée, recherchant le « scoop » ou « l’audimat » au mépris de l’objectivité et la pondération qui devraient toujours prévaloir dans leur rôle d’informateur. Cette désinformation induit la frustration (voire la révolte) de la population et finira par détruire nos régimes démocratiques si on ne s’y attaque pas.

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  14. Bernard Crutzen

    J’espère que vous n’avez pas été interviewé dans « Ceci n’est pas un complot », parce que c’est un documentaire « complotiste » !

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  15. camille.ek@uliege.be

    Bravo, Monsieur Rentier.

    Ne vous tracassez pas. Cela est évidemment scandaleux, mais c’est assez habituel. La journaliste avait une mission: faire du tort aux ignorants latins. Elle a rempli sa mission. Van Gucht et elle sont contents. Ce qu’ils pensent maintenant, c’est ce qu’ils pensaient avant de venir. Ils n’ont rien appris. Ils ne voulaient rien apprendre. Continuez,

    Camille Ek

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  16. Merci Bernard pour cette excellente réponse, encore un fois tout en nuance et avec une pédagogie qui ne vise pas à « faire la leçon ». On doit malheureusement constater, et la crise sanitaire n’en est qu’un autre exemple, que les médias, sans parler des réseaux sociaux évidemment, font la course aux petites phrases chocs pour attirer le chaland. Il y a de moins en moins de place pour le débat contradictoire et les échanges d’arguments pour permettre au plus grand nombre de se faire une opinion « en toute connaissance de cause ». Continue sur cette voie. Et si la campagne de Tavier est jolie, elle reste néanmoins bien le monde réel avec tout ses tourments sanitaires.

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  17. michelbougard

    Cher Bernard Rentier,

    Tenez bon ! Résistons ! L’utilisation des médias pour faire valoir des idées ou imposer ses volontés ne date pas d’aujourd’hui. De même que l’alliance de certains scientifiques et des responsables politiques. J’ajouterai que la propagande est vieille comme le monde, seuls les outils ont changé. Je suis comme vous choqué de cette impossibilité d’entamer un débat serein sur des faits, car nous sommes bien dans une « société du spectacle » où l’injure a remplacé l’argumentation, le mensonge ou l’imagination ayant jeté au panier les références autorisées. Chaque jour voit ainsi son lot d’affirmations gratuites, avec pour but de maintenir la peur dans la population, tout en suspendant (pour longtemps si on laisse faire certains) les libertés individuelles.
    Un commentaire précédent évoque le documentaire de Bernard Crutzen; voici un lien pour le visionner :

    https://vimeo.com/504845318

    Dans ce film il y a notamment un document particulièrement intéressant : l’intervention de Marc Van Ranst, le 22 janvier 2019, à une conférence de l’European Scientific Working Group on Influenza (ESWI). Le titre de son intervention était « Communication and public engagement ». Van Ranst y explique comment il s’y est pris, en 2009, pour « manipuler » la presse et imposer son point de vue. Edifiant ! Voici le lien :

    https://eswi.org/eswi-tv/marc-van-ranst-communication-and-public-engagement/

    Et une citation « pour la route » (elle sera encore longue) vers davantage de lucidité, d’honnêteté et de raison :
    « la peur brouille la vue et voile le raisonnement » (Javier Marias, « Bertha Isla », Gallimard, 2019).

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    1. Merci mais je connais ce film, j’y ai contribué !

      Aimé par 1 personne

  18. Luc Dethier

    Bonsoir Monsieur Rentier,

    Merci pour vos prises de position, et ma vision ce soir du documentaire de Bernard Crutzen ne fait qu’en confirmer le bien-fondé.
    Ma contribution voudrait insister sur un aspect de ladite communication de nos gouvernants.
    Tout le monde, je crois, a été confronté au cours de ses études sur les différentes capacités de nos professeurs à transmettre le savoir.
    Il y avait certes ceux qui tenaient leur classe d’une main de fer, à force de menaces de sanctions mais chacun sait que ceux-là dont on craignait les rétorsions étaient souvent les plus médiocres, quand d’autres par leur manière d’être encourageaient les élèves à apprendre dans la confiance.
    Et bien que ces étudiants ne déniaient pas les efforts à consentir pour étudier la matière ils le faisaient parce qu’ils en percevaient la fierté qu’ils allaient en retirer pour eux-mêmes et pas seulement pour faire plaisir à leur professeur.
    Nos gouvernants sont de très très mauvais enseignants… peut-être simplement parce qu’ils ont un goût immodéré du pouvoir et le drame est que la population adore les mains de fer…
    Sans vouloir atteindre ici le point Godwin je crois qu’il faille croire cet historien qui disait que Hitler était « le moi idéal de l’Allemand moyen » comme le démontre parfaitement le livre de Hans Krüger « Un bon Allemand »…
    C’est en cela je pense qu’en même temps un discours comme le vôtre n’aura sans doute pas l’aval de la majorité – ce qui en redouble la nécessité…
    La dictature des médias aux bottes, c’est le mot, de la tyrannie étatique, et qui s’en lave les mains (voir le commentaire d’Arnaud Ruyssen sur Facebook après le visionnage du documentaire de Bernard Crutzen) ne laisse que peu d’espoir quant à une mobilisation populaire…
    Bien à vous, continuez,

    Luc Dethier

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  19. Abgar

    Mr.Rentier bonjour,

    Nous assistons à la même déferlante ortho-sanitaire sur toute l’Europe occidentale. A quelques exceptions près, les scientifiques qui conseillent les gouvernements ont quasi tous des conflits d’intérêt majeurs sans que cela ne choque personne. La doxa est imposée par le haut et personne n’a intérêt à contester quoi que ce soit, même de pures aberrations.
    En France, le clivage est encore plus marqué avec les Professeurs Raoult ou Peronne traités de charlatans.
    Quelques chose cloche, mais grave comme on dit.
    Courage et ne lâcher rien, sinon « ils » auront le champ libre.
    Belle soirée et ravissant coin champêtre qui entoure votre habitation au passage.

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  20. c130554

    Continuez Monsieur Rentier et dites vous bien qu’au final …nous sommes tous les dindons de la farce …merci pour vos articles …cohérents et prenant en compte les dégâts collatéraux de ce virus …le monde de demain risque d ‘être ……déshumanisé …pauvre jeunesse ….merci pour tous vos articles et analyses .
    I.Dardenne

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  21. michelbougard

    Bonjour,

    Je me permets de vous proposer quelques chiffres qu’il serait peut-être utile de discuter. Il s’agit du nombre de décès durant le mois de janvier (de 2015 à 2021), un mois généralement propice aux épidémies de grippe. Il s’agit de chiffres « officiels » calculés à partir de données publiées par « Sciensano » et « Statbel ».

    1. mois et année 2. Nombre de décès 3. Moyenne quotidienne 4. Nombre d’habitants en Belgique 5. Proportion des décès (en ‰) par rapport à la population

    1 2 3 4 5
    Janvier 2015 11.269 363,5 11.209.044 1,005
    Janvier 2016 9.911 319,7 11.267.610 0,879
    Janvier 2017 11.828 381,5 11.322.088 1,045
    Janvier 2018 10.360 334,2 11.376.070 0,911
    Janvier 2019 10.468 337,7 11.431.406 0,916
    Janvier 2020 10.186 328,6 11.492.641 0,886
    Janvier 2021 10.608 342,2 11.648.866 0,911

    On constate ainsi que janvier 2021, toujours considéré comme en pleine pandémie covid-19 avec confinement partiel, couvre-feu et gestes barrières, n’a entraîné aucune véritable surmortalité. J’ajoute que dans les 10.608 décès de janvier 2021, 1551 sont attribués au covid-19. Le calcul de la proportion par rapport au nombre total d’habitants me paraît nécessaire. Cette proportion est éloquente : les chiffres sont identiques en janvier 2021 et 2018, et il y a eu proportionnellement davantage de décès en janvier 2015 et 2017 que pour ce dernier mois de janvier 2021.

    Qu’en pensez-vous ?
    Bien cordialement.

    Michel Bougard (historien des sciences, ex-UMons)

    PS:
    J’ai d’autres constations chiffrées à présenter mais ce serait trop long de les détailler ici.

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    1. En effet, c’est une observation bien connue, on la trouve sur le site https://epistat.wiv-isp.be/momo/. On est revenu à la ligne de base de la mortalité en Belgique à cette date. Il reste quelques décès attribuables à la Covid-19 mais il y a une sous-mortalité d’infections respiratoires. Vous avez donc raison. Les objectifs des mesures sont atteints. On nous informe qu’on attendra encore six semaines…

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  22. Jean-Pol

    Concernant la mortalité ( toutes causes ) le professeur Christophe de Brouwer
    ( ancien directeur de l’école de santé publique de l’ULB ) annonce pour la semaine prochaine sur sa page Facebook une analyse des chiffres de ces dix dernières années , il a déjà publié un premier graphique assez éclairant .
    Il met évidence deux éléments : l’augmentation de la population et son vieillissement.
    Je lis chaque semaine, le vendredi , les tableaux de Christophe de Brouwer .
    Etes-vous sur la même longueur d’ondes que lui au niveau de l’analyse des chiffres ?
    Concernant le film « Ceci n’est pas un complot » , la RTBF a donc affirmé hier matin que ce film ne serait pas projeté sur ses chaînes puisque selon elle il ne respecte pas les règles déontologiques . Pas un mot évidemment , sur le manque de déontologie de Marc Van Ranst ( promotion de techniques de manipulation et conflits d’intérêts ) qui a pourtant une influence très importante au niveau de la stratégie sanitaire via le GEMS et peut-être surtout sa proximité avec le ministre de la santé ….
    Je pense qu’il n’y aura pas de débats contradictoires à l’intention du grand public ,pour le moment, mais des analyses qui se juxtaposent sans se rencontrer .
    C’est dommage dans une démocratie ….mais je constate que les choses bougent puisque un expert comme Coppieters affirme lui aussi qu’il faut changer de stratégie.
    La troisième vague dont Emmanuel André a affirmé il y a peu qu’elle avait commencé n’est toujours pas là puisque tous les indicateurs restent invariablement stables depuis plusieurs semaines déjà ….Mais rien ne dit qu’elle n’arrivera pas ….
    Prédire est toujours hasardeux dans un sens comme dans l’autre

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  23. Jean-Marie FRERE

    Bravo, Bernard. Bonne mise au point. Il faudra toujours que certaines personnes du nord du pays s’en prennent aux Wallons, responsables de tous les maux qui les accablent! Et ce n’est pas étonnant que ces personnes n’hésitent pas à déformer tes propos pour démontrer leurs thèses. Continue!

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