Le 11 décembre, l’Echo, relayé par quasi toute la presse francophone, affirmait que la Wallonie prévoyait de raboter le budget R&D des universités en 2015 de 30 millions d’euros par rapport à 2014. La nouvelle a suscité une vive émotion dans les milieux de la recherche, tout particulièrement dans un climat d’inquiétude quant au financement de la recherche tant en Belgique qu’en France (où heureusement la décision a été annulée), au Québec, au Royaume-Uni, aux USA, en Australie, etc… malgré les études qui rappellent que les derniers postes budgétaires à réduire lors de crises économiques sont précisément ceux qui concernent l’enseignement supérieur et la recherche.

Dans un communiqué publié dès le lendemain, le ministre Jean-Claude Marcourt démentait vigoureusement cette information, précisant que « les budgets 2015 permettent de n’affecter aucun programme ni chercheur . Les budgets de la recherche étaient en hausse constante depuis cinq ans, puisqu’ils sont passés de 110 millions d’euros en 2009 à 225,5 millions à l’initial du budget 2014. Mais grâce à 60 millions d’euros de moyens de liquidation débloqués à l’ajustement budgétaire, le budget a grimpé jusqu’au montant colossal jamais atteint de 288,7 millions d’euros fin 2014. En raison des efforts budgétaires généraux, il reviendra à 206,5millions à l’initial 2015 (-19 millions d’euros par rapport à l’initial 2014). Toutefois l’an prochain, ces réductions budgétaires n’affecteront pas les programmes de recherche ni les chercheurs. En plus des 25 millions d’euros de réserve du FNRS, le gouvernement a débloqué jeudi 6 millions d’euros pour les bourses Fria (industrie et agriculture) ».

Le gouvernement wallon, a-t-il précisé, a, par ailleurs, approuvé jeudi l’octroi de plusieurs aides à la recherche pour un montant total de 51 millions d’euros dans les secteurs de l’aéronautique et de la santé. Ces moyens seront complétés par les fonds européens Feder dont l’enveloppe pour la période 2014-2020 s’élève à plus de 500 millions d’euros.

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