Le Monde s’interroge aujourd’hui sur le recul des universités européennes, en particulier, dans le dernier classement du Times Higher Education Supplement.

Rien d’étonnant: les pays asiatiques ont compris depuis un certain temps que pour tenir le haut du pavé en matière de réussite économique, il faut tendre à être les meilleurs en recherche, créativité et innovation. Ceci passe nécessairement par un enseignement supérieur des plus performants et pour y arriver, seul un financement public important et même massif compte.

Le financement de l’enseignement supérieur et, c’est plus nouveau, de la recherche, est donc devenu une priorité nationale dans ces pays. Cette politique qui consiste à donner une priorité inconditionnelle à la formation supérieure correspond d’ailleurs exactement à celle des pays dont l’essor a été le plus remarquable ces dernières années et continue de l’être.

Les moyens financiers accordés aux universités sont donc la clé du développement économique compétitif. Les classements n’en sont le reflet indirect, mais un indicateur intéressant (duquel il faut néanmoins soustraire le facteur favorisant les institutions anglo-américaines et leurs dérivés internationaux, asiatiques en particulier).

Mais les moyens peuvent provenir d’ailleurs que des gouvernements: voyez plutôt la liste des 10 universités « les mieux classées »: leurs droits d’admission pour l’étudiant se situent entre 35.000 et 85.000 US$. Avec cela « il y a moyen de faire »…

On compare donc bien des pommes et des poires.

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